Il y a 3 ans j’ai décidé de changer de mode de vie en devenant végétarienne. Je décide de vous en parler car cela n’a pas toujours été facile, surtout au début. C’est un choix personnel et certaines personnes hésitent encore à adopter ce mode de vie par peur du regard des autres ou de la critique. Après trois ans de végétarisme, je reviens avec vous sur mes débuts de végétarienne et l’évolution de ma pensée depuis.

Mes premières interrogations : Pourquoi, pourquoi et pourquoi ??

Depuis mon plus jeune âge j’ai toujours adoré les animaux et aimé leur compagnie. J’ai donc naturellement posé des questions à mes parents concernant le fait qu’on mange des animaux, je ne comprenais pas. En grandissant je m’étais contenté de leur réponse telle que “c’est bon pour la santé”.

Je n’en mangeais cependant pas avec grand plaisir mais loin était l’idée de ne plus en manger du tout. Notamment car à cette époque, je ne connaissais personne ayant un régime végétarien. Ayant grandi en campagne, une partie des habitants possédaient une ferme ou quelques animaux chez eux pour leur propre « consommation ». Le mode de vie végétarien était (et est encore) loin de rentrer dans les mœurs.

Comme expliqué dans un autre article (articles à venir), lorsque j’étais adolescente, je lisais beaucoup de blogs. Un jour je suis tombée sur un article du blog “EasyBlush” de Héloïse Monchablon où elle expliquait pourquoi elle était devenue végétarienne. Je pense que ça a été le déclic pour moi. J’étais en total accord avec ses arguments. Petit à petit, cela a fait un bout de chemin dans ma tête.

Je me suis renseignée en lisant beaucoup d’articles sur internet, j’ai lu le livre “L’enquête Campbell”. Il n’en fallait pas plus pour comprendre que j’avais la même vision des choses que ces personnes qui avaient fait le choix de passer à un régime végétarien que ce soit pour ma santé, pour notre environnement et bien-sûr pour la non-maltraitance des animaux.

 

Mes débuts du végétarisme

A mes 18 ans, lors de ma première année d’étude supérieure (habitant encore chez mes parents), je pris la décision de ne plus manger de viande. Autant vous dire que ça n’a pas été facile de l’expliquer à ma famille même si cela ne les a pas vraiment surpris de ma part car j’ai toujours été sensible à la maltraitance des animaux.

A partir de ce moment, c’était un peu conflictuel, j’arrivais le soir avec un steak dans mon assiette alors que je ne voulais plus en manger (merci maman). Ayant eu au début de mon adolescence des carences en fer, mes parents avaient surtout peur que cela recommence, ce que je pouvais comprendre. Je savais que j’allais devoir compenser l’arrêt de la viande par des aliments non-carnés riches en fer tels que lentilles, pois chiches, soja qui m’étaient totalement inconnus à l’époque (article à ce sujet ici).

J’ai alors pris le temps de découvrir de nouveaux aliments, de varier beaucoup plus les légumes et d’équilibrer au mieux mes menus. Cela n’a pas toujours été facile, en tant qu’étudiante au départ, lorsque je mangeais au restaurant universitaire. Cela a été plus simple l’année dernière lorsque je suis arrivée sur Rennes et que j’avais mon propre appartement où je cuisinais mes propres repas, même si vivre avec mon copain non-végétarien n’était (et n’est) pas toujours facile.

Dans mon quotidien, j’ai appris à diversifier mon alimentation, j’ai également découvert de nouveaux aliments qui me permettent de ne pas avoir de carences (prise de sang à l’appui). Il m’arrive de manger du poisson quand je suis invitée chez quelqu’un et que la personne a déjà fait un effort en mettant de poisson plutôt que de la viande. Mais je n’en achète pas et en consomme que rarement. Je suis de plus en plus réticente à en manger, cela me “dégoûte”.

 

Les confrontations

J’ai aussi très rapidement été confrontée à des personnes qui ne voulaient pas comprendre mon mode de vie. Ces personnes essayaient de justifier le leur, comme si en leur disant que j’étais végétarienne ils se sentaient coupable de ne pas l’être.

Avec certaines personnes, les discussions sont agréables, notamment lorsqu’elles essayent de comprendre ma vision des choses plutôt que de la dénigrer juste parce que ce n’est pas la leur. Il faut donc faire face à ce type de personnes, le plus souvent je coupe court car je considère que la discussion est inutile. Dans mon entourage, tout le monde le sait, et personne ne cherche à me dénigrer, même si je sais qu’avec certaines personnes il vaut mieux éviter le sujet. (sous peine de débat interminable)

Certains végétariens, végétaliens ou vegan ont une approche trop directe avec des personnes qui mangent des produits animaux, cela peut aller très loin. Si nous voulons que les personnes non-végétariennes respectent notre mode de vie, je pars du principe qu’il faut accepter le leur même si ce n’est pas tous les jours faciles. En effet, même si c’est dur pour nous de les voir manger de la viande, on ne peut les forcer à adopter notre régime alimentaire. S’ils veulent changer, ils le feront eux-mêmes en prenant conscience.

 

L’évolution de ma pensée

En trois ans de végétarisme, ma pensée a évolué. Au tout début le saucisson (mon ancien péché mignon) me manquait et il m’arrivait d’en prendre une à deux tranches quand il y en avait sur la table. Aujourd’hui je suis incapable d’en manger.

La prise de conscience augmente avec le temps et c’est pour cela qu’aujourd’hui je tends vers un mode de vie végétalien voir vegan. En ne me considérant pas comme tel, je fais des efforts en essayant de ne pas acheter de vêtements ou chaussures en cuir (très difficile quand on veut de la qualité). Je ne mange plus que des œufs des poules de mes parents. Leurs poules sont dans un grand enclos avec pelouse et abri, elles ne seront pas « tuées » pour leur viande lorsqu’elles ne pondront plus.

Concernant les laitages, j’ai limité ma consommation de yaourts, crèmes ou lait, mais c’est très compliqué pour moi de me passer du fromage. J’en mange très peu et c’est vraiment un petit plaisir dont j’ai du mal à me passer. Etre végétarien est aussi le choix de ne pas ignorer ce qu’il y a dans nos assiettes et de ne pas ignorer comment cela est arrivé dans nos assiettes. Il ne faut pas oublier en effet la maltraitance et la souffrance de la plupart des vaches pour obtenir leur lait et ainsi faire du fromage.

Récemment en regardant l’étiquette d’un jean acheté chez Zara, je lis “contient des parties non-textiles d’origine animale”, j’étais choquée… Après des recherches, je me rends compte qu’une loi est passée rendant obligatoire cette étiquette sur un vêtement contenant des pièces d’origine animale. Après quelques recherches l’explication la plus probable serait que l’étiquette comportant la marque Zara est en cuir.

Voilà pourquoi, chaque jour, j’essaye chaque jour de comprendre ce qui m’entoure, comment telle chose est faite ? Comment est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle été fabriquée ? Dans quelles conditions ? à quel prix ?

 

Comme je vous le disais précédemment, ma pensée évolue, et il est probable que dans quelques années je passe à un mode de vie vegan. Passer au végétarisme m’a également permis dans la vie de tous les jours d’avoir une ouverture d’esprit sur beaucoup de sujets. Ayant une vision différente d’une bonne partie de la population m’a sensibilisée à certains sujets tels que l’environnement, les produits BIO et à l’importance d’une bonne alimentation en général.

 

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3 thoughts on “Le bilan après trois ans de végétarisme”

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